Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

Editorial 2000

Beaucoup d'événements importants pour le Centre d'études homériques ont eu lieu au cours de cette année 2000 : grâce à Tassadite Favrie, le site internet homerica a beaucoup progressé, en nombre de pages, en qualité de présentation et en nombre d'images. La base des chercheurs a pris forme, les rubriques bibliographiques publiées dans Epea pteroenta ont été mises en ligne et plusieurs chercheurs nous ont dit l'utilité pour eux de ces rubriques, que je trouvais presque décourageantes à réaliser : j'ai appris que les uns ou les autres y ont trouvé des références qui ne sont presque jamais citées ailleurs, ce qui nous encourage considérablement à continuer le travail. Plusieurs colloques ont permis à une partie de nos amis homéristes de se rencontrer, en Grèce, à Gênes, même à des colloques sur de tout autres sujets qu'Homère : un colloque sur la mort dans l'Antiquité à Buenos Aires auquel participait avec moi Odile Lagacherie nous a montré combien les études classiques sont vivantes dans des pays plus neufs que ceux de la vieille Europe. Les activités de l'université de Genève nous ont aussi permis plusieurs rencontres : une journée sur les langues anciennes dans l'enseignement en mars nous a permis une présentation improvisée, avec la collaboration technique d'Antje Kolde, d'homerica et de Perseus à Genève, et plusieurs d'entre nous ont eu la joie de participer à la lecture intégrale de l'Iliade en deux journées (4-5 mai 2000).

Les numéros 1-2, 3 et 4 de la revue Gaia semblent connaître un succès auprès des institutions et des particuliers qui devrait nous permettre de continuer et d'installer une habitude de publication annuelle au service des revues de l'université Stendhal. Tout n'a pas été facile pour autant : notre secrétariat est assuré seulement à mi-temps, pour des raisons budgétaires, et Tassadite Favrie, après un an de bon travail, a pris une autre direction. Il y a eu une dure période sans personne au bureau de la Maison des sciences de l'homme, pendant laquelle j'ai essayé de répondre au moins aux besoins les plus urgents, mais dû laisser tomber le reste. Il nous est impossible de passer au rythme de deux numéros par an, d'autant que malgré les apparences d'une présentation au moindre coût, Epea pteroenta, à cause de la rubrique bibliographique, me donne autant de travail qu'une véritable revue. Si nos adhérents pensent qu'il faut publier la rubrique bibliographique dans Gaia et abandonner le bulletin après le numéro 10, qu'ils n'hésitent pas à le faire savoir.

Cependant, depuis le 4 décembre 2000, nous avons une nouvelle secrétaire (toujours à mi-temps, présente au bureau l'après-midi du lundi au vendredi en principe), Christine Junius. Sa formation et ses compétences, différentes de celle de Tassadite Favrie, vont nous être très utiles et nous espérons que le travail à la MSH-Alpes lui plaira. La finition du présent bulletin nous donnera certainement un peu de presse et de problèmes, la mise en page, par des amateurs comme nous, comporte toujours des problèmes que nous résolvons bien mal, il y a toujours des oublis dans la bibliographie, des adresses erronées dans nos fichiers, des envois qui manquent et ainsi de suite, mais nous espérons vous donner avec l'aide de chacun (n'hésitez pas à réclamer votre dû si vous avez payé une cotisation et ne recevez rien en échange), une satisfaction relative.

Le projet homerica arrive au terme des deux années probatoires proposées par le ministère, et nous espérons qu'il sera renouvelé cette année. Notre budget de secrétariat est assuré jusqu'en novembre 2001 au moins, mais toujours à mi-temps. Nous n'avons pas reçu beaucoup de contributions extérieures pour le site internet, mais nous espérons faire quelques tentatives dans le sens des sons et des images : le Musée du Louvre et le Musée national d'Athènes doivent nous envoyer prochainement des photographies d'objets pour lesquels Odette Touchefeu-Meynier prépare un commentaire. Nous organiserions volontiers au printemps une petite rencontre sur Homère et la musique, autour des hypothèses de l'équipe autrichienne constituée par Georg Danek et Stefan Hagel : que tous ceux qui seraient intéressés veuillent bien nous indiquer leurs propositions et leurs possibilités du point de vue des dates.

Il y a à nouveau des possibilités du côté de l'accueil des chercheurs étrangers, jeunes chercheurs ou professeurs étrangers invités. Nous avons ainsi reçu à Archamps et à Paris Irad Malkin en février dernier : ses conférences à l'École pratique des hautes études ont eté un grand succès, et vous pourrez lire la version écrite d'un de ses séminaires dans Gaia 5. A la suite de son accueil à Nancy l'an dernier, il est possible que nous obtenions un séjour de 6 mois à Grenoble pour Anthony Podlecki. Ceux d'entre vous qui seraient intéressés par de telles perspectives sont invités à se faire connaître.

Le numéro de Gaia 5 est dans sa phase finale : nous avons reçu tous les articles, les navettes ont eu lieu avec le comité de lecture, certains articles ont été considérablement repris et vous verrez que la revue gagne en diversité des approches (l'histoire et l'archéologie font leur apparition dans Gaia avec Irad Malkin et Jean-Luc Lamboley) et des langues (anglais, allemand, italien). Nous avons encore à nous mettre d'accord sur l'ordre de présentation. Signalons aux auteurs que nous avons toujours beaucoup de mal avec les polices grecques, et que nous leur demandons d'écrire le grec en Supergreek ou Symbolgreek, facilement convertibles de l'une dans l'autre, mais d'éviter d'autres polices, qui nous créent beaucoup d'ennuis : je suis obligée souvent de réécrire le grec dans le bureau de Michèle Duverneuil.

Concernant le colloque " La mythologie et l'Odyssée ", il va être publié aux éditions Droz à Genève, dans la collection Recherches et rencontres : encore du travail en perspective, mais nous sommes sur la bonne voie semble-t-il. Finissons cet éditorial sur une note de gaieté : le Centre d'études homériques a décidé de fêter la fin de l'an 2000, le dixième numéro du bulletin, le succès du plan pluri-formation homerica et de la revue Gaia en invitant le théâtre Démodokos à Grenoble : le spectacle composé de Circé et Ariane aura lieu le mardi 12 décembre 2000 à l'amphithéâtre 10. Une vidéo devrait être réalisée et être présentée en extraits sur le site internet.

L'équipe de recherche sur la Grèce archaïque, le Centre d'études homériques et le programme homerica vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année et une heureuse année nouvelle.

Françoise Létoublon
Directrice du Centre d'études homériques

Mon adresse postale à l'université :

UFR de lettres
Université Stendhal
BP 25
F- 38040 Grenoble cedex 9

Adresse du Centre d'études homériques :
MSH-Alpes
D.U. Saint Martin d'Hères
1221 Avenue Centrale
BP 47
38040 Grenoble cedex 9

Numéro 10 (2000)

Numéro 10 (2000)

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