Editorial 2004

Le numéro 14 du bulletin Epea pteroenta ne montre malheureusement pas d’avancées majeures dans nos projets. La bibliographie augmente considérablement, nous pouvons peut-être affirmer que grâce au nombre croissant de nos correspondants dans le monde et à leurs envois réguliers, grâce à nos déplacements dans des bibliothèques mieux fournies que celle de l’université de Grenoble (Lausanne et cette année Athènes, EFA) et à la réouverture en octobre 2004 de la bibliothèque universitaire de Grenoble bien rénovée du point de vue architectural, grâce aussi aux communications et consultations électroniques, notre bibliographie annuelle peut prétendre à davantage de pertinence que par le passé. Les publications par elles-mêmes vont certainement croissant, mais nous sommes de mieux en mieux informés des publications, ce qui est quand même un grand progrès. Le site homerica permet d'ailleurs une information de plus en plus abondante et complète sur les publications récentes, la page est régulièrement tenue à jour et vous pouvez si vous le souhaitez la consulter directement sans passer par la page d'entrée du site:
http://www.u-grenoble3.fr/homerica/actualites/livres.html
Les études classiques sont contestées, les crédits ont diminué partout, d’après tout ce que nous entendons dire, et le Centre d’études homériques n’a pas fait exception : nos crédits n’étaient pas très élevés ces dernières années, mais ils ont été réduits à zéro à partir de la rentrée 2004-2005. Cela signifie en particulier que nous ne pouvons plus du tout augmenter notre fonds bibliographique par achat comme nous l’avons fait par le passé (entre 30 000 et 50 000 F de commandes de livres par an entre 1993 et 2003) : la bibliothèque dont nous sommes fiers n’augmentera donc plus que par les dons, qui sont heureusement de plus en plus nombreux. Et cela explique que l’appel à cotisations, qui n’a pas été toujours très ferme par le passé (ou du moins, nous avons envoyé souvent le bulletin sans recevoir les cotisations attendues) sera cette année plus rigoureux. Nous avons une subvention du CNL pour Gaia qui couvre à peu près le tiers de son coût et jusqu’à présent, notre participation au GDR " Linguistique grecque " du CNRS, avec les sommes rapportées par la vente de la revue, a permis que Gaia et Epea ne coûtent pas trop cher à l’association. Mais depuis le début de 2004, nous ne pouvons hélas plus compter sur les services de notre secrétaire Fabienne Dinale qu’en la rétribuant en heures complémentaires, sur le seul budget de l’association. Son efficacité et sa méthode de travail (quand elle était employée à mi-temps pour nous par l’université, elle a mis à jour le site homerica, les listes d’adresses diverses etc.) font qu’elle pourra à raison d’une après-midi par semaine m’aider pour la mise en pages finales du bulletin, pour les envois et la comptabilité, ce qui est très précieux pour nous.
Une première note d’espoir pour l’avenir : le projet de séminaire régional présenté dans le cadre du contrat de plan Etat-Région a brillamment réussi sur le plan scientifique, une somme importante nous a été promise à la suite des rapports d'expertise. Mais ensuite, quand le budget promis est enfin arrivé à l’Université, la somme initialement promise pour un an renouvelable était distribuée sur 3 années et demie. Surtout, la partie consacrée à des vacations que nous demandions avec insistance pour notre secrétariat a été purement et simplement supprimée : nous ne pouvons donc pas financer le travail de Fabienne sur ce budget, mais seulement organiser le séminaire dont vous trouverez le programme prévisionnel dans ce bulletin. Il reste quelques possibilités d’accueillir des propositions, en particulier pour le séminaire de deux jours en juin. La première séance du séminaire qui a eu lieu à Grenoble le 17 décembre, passionnante, nous semble porteuse pour l’avenir de ce séminaire, et nous espérons qu’il fournira d’excellents articles pour Gaia, sans exclure bien sûr la participation d’autres collaborateurs à la revue. Nous attendons aussi de la collaboration mise en place avec l'École normale supérieur en lettres et sciences humaines de Lyon, qui accueillera une partie des séances de séminaire, de nouveaux participants et un renouveau des publications.
Une autre note d’espoir plus positive encore pour un plus long terme : le projet de réseau international sur la Grèce archaïque, qui a pris le nom d’HECTOR (The Homeric Epic and its Context. Transmission, Outcomes, Realia) a été présenté à l’automne dernier à l’organisme européen COST, en coordination avec l’European science foundation de Strasbourg (l’ESF a déjà financé notre “Exploratory workshop” en novembre 2002). Ce projet a passé positivement un premier barrage en décembre 2004, avec une expertise très positive. Nous avons remis début janvier une version améliorée pour laquelle les réactions de certains d’entre vous nous ont beaucoup servi. Le travail que nous avons dû fournir pour cela explique le retard pris par la sortie et l'envoi du bulletin et de Gaia.
En ce qui concerne la bibliographie homérique à mettre en ligne, nous n'avons pas pu avancer beaucoup faute de crédits adaptés (financement d'un stage d'ingénieur ou au moins de techniciens). Nous espérons donc obtenir dans le cadre du projet COST une aide pour réaliser cet objectif qui reste prioritaire pour nous.
Une convention est en cours avec l'Université de Trieste (GRIMM) pour mettre en ligne le projet de Dictionnaire de la mythologie grecque et éventuellement le traduire en français. Nous espérons obtenir grâce à cela des bourses d'études post-doctorales.
Gaia 8 est paru tout à la fin du mois de décembre, avec un volume de dimensions plus raisonnable que le numéro précédent, très gros à cause de l'ampleur prise par le colloque. Vous avez pu constater que nous avions volontairement choisi de ne pas augmenter le coût des abonnements pour autant, mais cela n'a pas contribué à améliorer nos finances. Vous trouverez dans ce numéro d'Epea pteroenta le sommaire de Gaia, beau numéro dont nous espérons qu'il aura du retentissement dans la communauté scientifique. Nous espérons recevoir pour le numéro 9 d'excellents nouveaux articles à soumettre à notre comité éditorial (il faut nous les envoyer avant le début d'avril pour une parution dans l'année). Nous rappelons que nous acceptons les articles rédigés en français ou dans une langue étrangère européenne (allemand, anglais, espagnol, italien), ainsi que les comptes rendus. Le grec continue cependant à nous créer des problèmes de compatibilité des polices, à cause des signes diacritiques: les textes rédigés en MacIntosh avec la police SuperGreek passent bien dans le système du Service des revues, les auteurs qui utilisent des PC et d'autres polices sont invités à mettre en pages leur texte eux-mêmes comme l'ont fait Jean-Fabrice Nardelli pour des numéros antérieurs, André Sauge cette année, et nous les remercions du travail accompli.

Nous espérons bien pouvoir continuer à vous donner des informations positives sur les activités futures du centre d’études homériques, avec une marge d’aléas que de nombreux échecs dans le passé nous ont appris à mesurer avec prudence.
Nous rappelons que la qualité de nos travaux dépend de ce que vous nous envoyez : vos fiches scientifiques pour des mises à jour, mais surtout pour les nouveaux adhérents qui sont présentés chaque année dans le bulletin, vos articles et vos ouvrages –avec des références précises s’il vous plaît, nous permettent d’informer notre public plus rapidement et plus complètement.
L’équipe du Centre d’études homériques vous souhaite à tous une bonne année.

Françoise Létoublon
Directrice du Centre d'études homériques

Mon adresse postale à l'université :

UFR de lettres
Université Stendhal
BP 25
F- 38040 Grenoble cedex 9

Adresse du Centre d'études homériques :
MSH-Alpes
D.U. Saint Martin d'Hères
1221 Avenue Centrale
BP 47
38040 Grenoble cedex 9