Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

Editorial 1998

1997-1998 a été pour nous et pour le Centre d'études homériques une année riche en évènements : la joie de voir paraître le premier numéro de Gaia et le volume consacré aux Actes du colloque Milman Parry d'abord, celle de développer le site internet Homerica qui s'avère véritablement une tâche de recherche davantage qu'un instrument de communication, et potentiellement au moins, d'amusement, ce qu'il est aussi.

Une deuxième livraison de Gaia, consacrée aux Actes d'une table-ronde organisée à Grenoble en novembre 1996, est en cours, permettant de publier la recherche des jeunes talents avec celle de spécialistes mondialement renommés (dans ce numéro 3, vous pourrez lire des articles d'Alessandra Lukinovich issu du colloque Milman Parry, ceux de Martin Steinrueck, Maria Vamvouri, Herwig Maehler et Pierre-Alain Drules correspondant aux réunions de l'équipe transfrontalière, et un article de Gérard Lambin arrivé pendant l'été et passé en comité de lecture en octobre-novembre 1998). Malheureusement, la secrétaire chargée des revues a eu un accident pendant les vacances de Noël, ce qui retardera la publication.

Certes, les soucis continuent, en particulier du côté du support de notre équipe en personnel : après la fin de la bourse de Martin Steinrueck à Grenoble (juillet 1997) nous avons pu continuer à disposer des services en secrétariat de Sylvie Berthier, dont beaucoup d'entre vous ont pu apprécier la compétence et la disponibilité. Mais son travail était très mal rétribué par l'université, nous avons pu la soutenir dans sa candidature à un concours administratif auquel elle a réussi : le résultat est qu'elle a été embauchée à temps plein dans une université voisine, pour faire un travail moins intéressant et varié, mais payé à un prix plus juste. Nous sommes revenus à la situation antérieure, c'est-à-dire aucune heure de secrétariat.

Un mot envoyé en juillet 1998 pour sonder les membres du Centre d'études homériques sur la continuation du Bulletin Epea pteroenta, que nous aurions pu arrêter à partir du moment où je n'avais plus de secrétariat, a entraîné un nombre important de courriers et de paiement de cotisations, si bien que je me suis sentie obligée de continuer, même dans des circonstances difficiles.

Dans ces conditions, j'espère que vous comprendrez tous que j'ai essayé d'assumer le travail de secrétariat en plus de mon travail d'enseignement et de recherche, mais que j'attends impatiemment de trouver quelqu'un en qui nous puissions avoir confiance pour faire, au moins en partie, le travail que faisait Sylvie.

Beaucoup d'entre vous ont compris l'aide qu'ils pouvaient apporter à la bibliographie en nous envoyant des fiches informatisées : j'espère que les progrès dans les bases de données informatisées permettront prochainement de les "coller" avec les années de bibliographie informatisées par Martin Steinrueck et de complèter les fiches manquantes. Sylvie Berthier a recopié l'essentiel des fiches reçues avant juillet 1998. Cependant, il semble que certains ouvrages reçus aient été oubliés dans la liste publiée dans le numéro 1-2 de Gaia, et que certaines fiches se soient égarées : je prie les victimes de ces problèmes de me pardonner et de bien vouloir nous signaler ces erreurs pour qu'elles soient réparées dans un numéro suivant...

Les fiches individuelles ne sont pas toujours revenues remplies suffisamment pour être diffusées, sinon de manière très incomplète. Dans la mesure où nous avons des informations, nous signalerons les changements de statut, d'adresses, etc, que vous nous indiquerez.

Enfin, un autre progrès dû à l'informatisation est à signaler : le fonds d'ouvrages du Centre d'études homériques est en cours d'informatisation, déjà disponible sur le réseau de documentation de l'Université Stendhal. J'espère que l'ensemble pourra être saisi au cours de l'année qui vient.

On peut donc espérer que notre Bibliothèque pourra servir de référence dans l'avenir surtout avec la collaboration de spécialistes qui nous signalerons les compléments dans leur domaine spécifique. Il faut préciser qu'une grande partie de notre budget de recherche a été consacrée ces dernières années à l'achat d'ouvrages, modernes ou anciens (les catalogues de librairies d'occasion ont été systématiquement dépouillés), mais que nous ne pourrons pas parvenir à acheter l'ensemble des ouvrages nécessaires sans votre aide : les auteurs et éditeurs d'ouvrages touchant à la Grèce archaïque sont priés de nous envoyer le plus vite possible un exemplaire (qui vaut largement une cotisation, beaucoup des participants l'ont bien compris) et une fiche avec résumé et mots-clefs. Dans ce cas, les ouvrages pourront être cités plusieurs fois : dans le bulletin Epea pteroenta s'il continue à exister d'abord (rubrique "Nouvelles publications"), dans la base informatisée de la Bibliothèque homérique disponible sur internet, dans la rubrique "Ouvrages reçus" de la revue Gaia, et dans les fiches de bibliographie informatisée cumulative qui sera consultable par année, par nom, par mot-clef ou par titre (dans notre édition électronique sur internet ou CD Rom, sous forme papier dans un numéro annuel de Gaia si cette présentation donne satisfaction --vous pouvez imaginer que nous attendons avec intérêts les comptes rendus dans les revues auxquelle Gaia a été envoyée (nous venons de recevoir l'annonce et le compte rendu publié dans Les Études Classiques). Comme plusieurs grands éditeurs (Peeters, Teubner...) nous l'ont demandé, nous pensons aussi ouvrir dans Gaia à partir du numéro 4 une rubrique de comptes rendus : nous souhaitons des comptes rendus relativement brefs et publiés rapidement, mais nous accueillerons aussi des discussions détaillées concernant des ouvrages importants. Nous désirons conserver les ouvrages envoyés à la revue pour comptes rendus dans la Bibliothèque homérique : les auteurs éventuels de recensions pourront avoir les ouvrages en prêt pour une durée limitée, et je pense que nous accepterons les comptes rendus envoyés spontanément par nos lecteurs (rédigés dans la langue de chacun, comme pour les articles), y compris les comptes rendus polémiques : la vie d'une revue suppose des réactions, et les débats sont souhaitables, dans la courtoisie bien entendu. La bibliothèque actuellement dans mon bureau et à la MSH-Alpes (nouveau nom de l'ancienne MRASH) pourraient acceuillir les lecteurs et envisager le prêt si un personnel lui était attribué, ce qui ne semble pas possible actuellement. Parmis les succès obtenus, les nombreuses propositions d'échange de Gaia avec de nombreuses institutions, et un nombre assez satisfaisant d'abonnements et d'achats au numéro. Enfin, une très bonne nouvelle est arrivée pendant l'été : le Centre national des lettres a répondu positivement à notre demande de subvention, marque du bon acceuil de la publication par les experts qui l'ont évaluée.

L'Université Stendhal préparait cette année un plan quadriennal : nous n'avons pas présenté cette année de projet d'équipe CNRS, mais un projet de plan pluri-formation pour faire évoluer Homerica (nous demandons un budget de fonctionnement, surtout des vacations de secrétariat et de travail informatique, pour les droits de reproduction d'oeuvres et pour des missions). Nous avons aussi déposé deux programmes de collaboration internationale, avec les Professeurs Franco Montanari à GÍnes (programme Galilée) et Antonios Rengakos à Thessalonique (programme Platon), et repris le programme de coopération transfrontalière entre les universités de la région Rhône-Alpes, de Suisse (romande d'abord, mais rien n'interdit un élargissement allant jusqu'aux régions du sud de l'Allemagne) et d'Italie en l'élargissant du point de vue thématique. Dans le cadre du plan quadriennal de nos universités , nous avons aussi déposé un plan pluri-formation associant des centres de recherche universitaire avec des entreprises et des organismes culturels divers pour faire avancer le côté visuel du programme Homerica, qui manque d'images. Nous espérons des résultats positifs de certains au moins de ces dossiers. Tout cela sans secrétaire...

Une annonce pour finir, le Centre d'études homériques organise un colloque sur "La mythologie et l'Odyssée" en hommage à Gabriel Germain, du 20 au 22 mai 1999. Les participants du Centre qui le souhaitent peuvent remplir le bulletin d'inscription joint.

Françoise Létoublon
Directrice du Centre d'études homériques

Numéro 8 (1998)

Numéro 8 (1998)

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