Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

Introduction

La liste des éditions critiques de l'Iliade a été dressée, en dernier lieu, par M. L. West en tête de son édition Teubner (I, pp. LX-LXI). Le fait même qu'elle n'est pas complète indique assez clairement, en même temps que son caractère de palmarès, combien le dernier éditeur a dû faire un choix parmi tous les travaux textuels de ses prédécesseurs. Ce choix est éminemment raisonnable. Le lecteur contemporain serait pourtant bien inspiré de s'en méfier : outre des injustices, comme le silence maintenu sur Mazon-Chantraine, certaines omissions sont pour le moins contestables (quid de la quatrième édition Dindorf, chez Teubner, qui, sous sa forme assagie par Hentze et constamment réimprimée jusque dans les années 30, a constitué à moment donné la vulgate des universités allemandes ?). D'un autre côté, la forme compressée donnée par West à ses indications bibliographiques ne va pas sans imprécisions (l'Iliade de Bothe a paru en 1832-1833 et non pas toute entière en 1832 ; celle de Nauck en 1877-1879, et non pas en 1877 ; la dernière édition, ';esthétique', de l'Iliade de Van Leeuwen, en 1912-1913, et non pas en 1912), et il y a des erreurs factuelles (la grande édition critique de La Roche ne date point de 1872, mais de 1873-1876). Le travail de choix était donc à refaire. En outre, force est de le constater, peu nombreux sont les philologues actuels qui peuvent alléguer une connaissance de première main de ces anciennes éditions. Ceux qui les connaissent même répugnent souvent à y retourner, sans doute par conscience du progrès historique qui est celui de la philologie - ainsi Richard Janko, utilisant Heyne dans son commentaire à l'Iliade, n'a pas compulsé l'editio maior du maître de Göttingen, mais celle des editiones minores qui le dispensait de recourir à la grande. Si l'on ajoute qu'un certain nombre d'opinions reçues à propos de ces anciennes éditions est en réalité contestable, voire simplement abusif, il a paru préférable de dépasser l'établissement d'une liste et de dévider chronologiquement l'écheveau de façon raisonnée(1) , en caractérisant plus ou moins brièvement selon les besoins l'apport de chaque titre à l'établissement et au perfectionnement du texte et en n'omettant que les non-valeurs caractérisées (les Homères Didot et Tauchnitz, ceux de Boissonade, Quicherat, Crusius, Doederlein, que l'on ne mentionne jamais, à raison)(2).

Nouveauté

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