Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

Les Tableaux tirés de l'Iliade - LIVRE XII

I - TABLEAU : Apollon et Neptune occupés à détruire les murailles que les Grecs avaient élevées pour la défense de leur camp.

On a traité ce tableau, Liv. VII. Tabl. VI mais on ne doit pas redouter la répétition du site. Ces murailles avaient une étendue, et ces dieux renversent une portion différente de celle qu'on a vu élever. Je croirais qu'Homère fait ce récit par anticipation, et qu'il rapporte au commencent de ce livre, un événement qui n'arriva qu'après la prise de Troye ; et comme ce tableau pourrait interrompre le fil de l'action, il sera facile de le rapporter à la fin, si jamais on exécute la suite que je propose ; mais en quelque lieu qu'il soit placé, le sujet est beau à traiter. Neptune à la tête de huit fleuves, dont Homère donne les noms, et qui doivent être personnifiés, travaille au renversement de ces murailles ; Jupiter même y contribua ; ainsi on peut le faire présider à cette action. L'exacte observation du passage fournit la plus ample richesse ; j'exhorte l'artiste à le lire, ainsi que le plus grand nombre des autres ; ces extraits auront rempli leur objet le plus essentiel, si la lecture d'Homère en est la suite.


II - TABLEAU : Au milieu de l'assaut que donnent les Troyens, dans lequel on voit des créneaux renversés, des fondements attaqué par des leviers, etc.

Le combat de l'aigle et du grand serpent que le premier emporte, et qui se recourbant sur lui-même, perce son ennemi, mérite d'être représenté. L'impression que ces sortes d'augures faisaient sur les anciens ; celle que causa dans cette occasion cet événement, le rendent d'autant plus nécessaire, qu'il enrichit l'air et qu'il suspend de part et d'autre toutes les actions de mouvement, et jette les deux armées dans la surprise.


III - TABLEAU : Dans le nombre infini d'actions et de mouvement que fournit cette attaque, la pierre lancée par Hector contre la porte,

Me paraît un instant à préférer, d'autant que cet événement termine l'assaut. On peut représenter la pierre déjà lancée, parcourant l'air, ou plutôt ayant brisé la porte ; elle occupe une partie de son ouverture ; et cette ouverture laisse aussi voir les Grecs étonnés et fuyants, présente aussi des plans différents et des jours opposés ; effets certains, et que les artistes doivent chercher avec soin, et qu'ils ne doivent point laisser échapper quand ils s'offrent aussi naturellement.

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