Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

Les Tableaux tirés de l'Iliade - LIVRE XVII

I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII
XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX, XXI, XXII, XXIII, XXIV

I - TABLEAU : On voit les armes d'Achille portées avec une grande vénération, et arriver dans la ville de Troie.

Le moment avant que d'entrer me paraîtrait le plus heureux. Les portes feraient un beau fond, le peuple sortant, admirant, témoignant sa joie ; une autre partie de ce même peuple sur les murailles enrichirait encore la composition par un moyen simple et naturel, puisqu'il est tiré de la situation.


II - TABLEAU : Les chevaux d'Achille éloignés de la bataille, immobiles, la tête basse, pleurant la mort de Patrocle.

Il faut se souvenir qu'ils étaient immortels, et que cet endroit d'Homère est consacré : on ne doit pas oublier qu'ils étaient que deux de cette nature, quoiqu'on en eut attelé trois à ce même char ; car Sarpédon, en se battant contre Patrocle, a tué le troisième cheval, celui qui était mortel. Automédon fait de vains efforts pour faire marcher les deux autres.


III - TABLEAU : Ménélas et Mérion emportent le corps de Patrocle du côté des vaisseaux.

Les deux Ajax les suivent, favorisent leur retraite, et font tête au Troyens qu'ils épouvantent. Ce tableau présente à mon gré de belles oppositions. La douleur et l'attendrissement de ceux qui portent le corps ; le courage animé de ceux qui les protègent dans leur marche ; la multitude des Troyens, qui n'osent approcher ; la flotte et la mer achèvent d'embellir cette composition par la beauté du fond qu'elles permettent d'exécuter.

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