Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

Les Perses

Echyle, mise-en-scène par QEATRO TECNHS KAROLOS KOYN

Le Théâtre Démodocos vient de donner le 25 mai 2001 sa dernière représentation des Perses d'Eschyle.
Il n' y en aura plus d'autres.
Le spectacle, qui durait plus de deux heures et demie, a été vu par quelque sept cents personnes dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
Il a été filmé les 17 et 25 mai par Jean Rouch et son équipe.
En tout, sur les deux représentations, environ 1300 personnes ont assisté à la recréation de la tragédie grecque des Perses dans la mise en scène de Philippe
Brunet : choeurs en grec ancien chantés sur la musique de Jean-Baptiste Apéré, dialogues dans la nouvelle version française rythmée par Aymeric Münch, Yann Migoubert et Guillaume Boussard, alternant avec le grec ancien dit en prononciation restituée, danses satyriques et déclamations assumées.
La troupe comprenant quinze comédiens, six musiciens, dix-huit choreutes, auxquels se sont adjoints dix lycéens du lycée du Plessis Mornay de Saumur pour
l'entrée, était composée en majorité d'étudiants et d'artistes confirmés ou professionnels. Ils ont redit la défaite de Salamine. Ils ont bravé les préjugés contre le grec ancien, trop vite taxé de langue élitiste par ses ennemis ignorants. Ils ont
prouvé qu'on pouvait faire du théâtre antique pour aujourd'hui. Ils ont manifesté la force et la beauté de ce théâtre fondateur. Le 26 mai, au petit matin, quelqu'un a fracturé un véhicule du théâtre et emporté les costumes réalisés par Artémis Chrysovitsanou et Martine Gallais, trésor de
guerre d'une armée deux fois défaite. Les tiares royales, les dix-huit chapeaux perses des vieux conseillers, le costume chamarré de l'Ombre de Darios, tous les costumes brodés d'or des hauts dignitaires, tuniques, amples pantalons, souliers, les robes orientales, la jupette du Satyre, les six robes des musiciens de
la Reine, le costume de l'Enfant Messager, tout cela a été emporté. Il ne reste plus qu'une tiare brodée : elle a roulé sous le coffre du véhicule, dans la poussière d'une rue de Pigalle.
Voilà tout ce qui reste des atours royaux du souverain Xerxès.
Le théâtre devait présenter son spectacle à Vaison-la-Romaine au début du mois de juillet prochain et à l'automne dans une salle parisienne.

demodocos@mailoman.com Association Démodocos 5 rue Frochot 75009 Paris 01 45 26 49 10



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