Université Stendhal MSH-alpes : Maison des Sciences de l'Homme CNRS

La collection Campana

Voir Michel Laclotte & Elisabet Mognetti, Avigon, musée du Petit Palais. Peinture italienne, Inventaire des collections publiques françaises, Paris, RMN, 1987. (3ème éd., Ière éd. : 1976, pour l'ouverture du Petit Palais à Avignon).
p.5 à 9, histoire de la coll.

Dans la Préface signée par M. Laclotte : p.17 à 24 " La collection Campana "
Né en 1808, grande bourgeoisie romaine. Nommé directeur du Mont de Piété en 1831.
Archéologue collectionneur, devenu marquis.
Visite de sa collection par Pie IX, nouveau pape, en 1846
p.18 " Il semble bien que Campana qui, à a ses débuts d'archéologue, s'intéressait essentiellement aux objets de fouille, ait peu à peu, saisi par la passion irréversible de l'accumulation et peut-être poussé par un souci encyclopédique plus intellectuel, conçu l'ambition de créer une sorte de musée universel représentatif de l'art de tous les temps et de tous les pays. "
Le premier noyau de la coll. de peintures vient de la vente du Cardinal Fesch à Rome en 1845 (le Carpaccio en particulier), puis d'acquisitions diverses à des aristocrates ou à des marchands.
Passion qui l'a entraîné dans des aventures dangereuses, aboutissant en1857 à la saisie du Mont de Piété, avec procès et cession au pontificat en 1859. Publication en 1858 d'un catalogue de la collection. Diverses ventes (Angleterre pour le musée de Kensington, sculptures, vases antiques achetés par la Russie en 1861) jusqu'à la décision de Napoléon III d'acheter l'ensemble de la collections restantes, dont toutes les peintures en 1861 : le palais de l'Industrie construit pour l'exposition de 1855 reçoit la collection et devient le " Musée Napoléon III ". Cornu traduit le catalogue des peintures, l'exposition inaugurée le Ier mai 1862 obtient un succès important. Dès juin 1862, Napoléon III décide de fermer le musée Napoléon et de réunir la coll. au Louvre ou de la disperser en province. Deux clans se forment, pour la défense du Kensington français ou pour celle du Louvre. Ingres écrit à ses collègues de l'Académie pour préserver l'unité du musée : " il me paraît impossible de diviser cette collections ". Delacroix prend position dans le même sens.
L'Académie conserve le choix de la commission de 97 tableaux pour le Louvre, y ajoute 206 tableaux, les autres, 322, sont envoyés dans 67 musées de province, et 141 autres tableaux sont encore dispersés en province en 1872, 38 encore en 1876. " On pouvait alors croire que le souvenir même de la collection Campana serait à jamais effacé. "
Voir aussi dans Avignon, Musée du Petit Palais, Peintures et sculptures, Paris, RMN, 1999, les mêmes éléments repris par Élisabeth Mognetti, "Histoire des collections", p. 22 à 91

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