colloque Homère pour tous à Valence, 8-9 novembre 2018

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colloque pratiques de reformulation : l’Iliade entre paraphrase, traduction et imitation

 

Colloque pratiques de reformulation_Affiche

     Pratiques de reformulation:
      l’Iliade entre paraphrase,
       traduction et imitation

Colloque organisé dans le cadre du Projet FNS
«Le devenir numérique d’un texte fondateur: l’Iliade et le Genavensis Græcus 44»

                  11 - 12 octobre 2018
                      Amphipôle 338
Université de Lausanne

Jeudi 11 octobre 2018

9h15 Mot de bienvenue
Danielle van Mal-MaeDer, Présidente de l’ASA

9h30 Catherine Fuchs (École Normale Supérieure, Paris)

La paraphrase: quelques repères historiques 10h15 Discussion

10h30 Giovanna Signorini (Université de Lausanne)

Le Gen. gr. 44 contient-il une paraphrase et

/ ou une métaphrase? 11h00 Pause

11h15 AnDrÉ-Louis Rey (Université de Genève)

La paraphrase comme réécriture poétique

augmentée: Nonnos de Panopolis et l’Évangile

de S. Jean
11h45 Discussion et atelier i

autour des pratiques de reformulation:

quelques exemples et questions de

dénomination 12h45 Repas

14h00 Aglae Pizzone (University of Southern Denmark)

What is a middle-byzantine paraphrasis?

Some preliminary remarks 14h30 Valeria Lovato

A case study: Isaac Comnenus and the Letter

of Aristeas 15h00 Discussion

15h30 Pause
15h45 Valeria Mangraviti (Università degli Studi di Messina)

Nell’officina di Leonzio Pilato: tecnica versoria e modalità esegetiche

16h15 Discussion et atelier ii Entrereformulationettraduction:latraduction est-elle une forme de reformulation?

Informations et contact : David Bouvier: david.bouvier@unil.ch Ariane Jambé: ariane.jambe@unil.ch

Vendredi 12 octobre 2018

9h00 luigi Silvano (Università degli Studi di Torino)

Paraphraser et moraliser Homère: le cas de

Manuel Gabalas
9h30 toMMaso Braccini (Università degli Studi di Torino)

Rendere la voce a Omero: parafrasi endolinguistiche nella Grecia rinata

10h00 Discussion et atelier iii Homère paraphrasé

11h15 Ariane JaMBÉ (Université de Lausanne)

Emploi des scolies dans la paraphrase du Gen.

gr. 44
11h45 Discussion et atelier iv

Usage des lexiques, dictionnaires et gloses dans

nos pratiques de reformulation littéraire et

traduction 12h45 Repas

14h00 Marianne ReBoul (École Normale Supérieure, Lyon)

Comparaison semi-automatique des traductions

en langue française de l’Odyssée d’Homère 14h30 DaviD Bouvier (Université de Lausanne)

Usage des outils informatiques dans la comparaison des textes et de leurs reformulations

15h00 Discussion conclusive

Le colloque est ponctué de 4 ateliers ouverts. Nous in- vitons tous ceux qui le souhaitent à nous soumettre des documents présentant des formes de reformulation qui pourraient nourrir la discussion. Merci de nous les transmettre d’ici au 8 octobre (ariane.jambe@unil.ch).

Faculté des lettres

 

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Pratiques de reformulation: l’Iliade entre paraphrase, traduction et imitation

 

Pratiques de reformulation: l’Iliade entre paraphrase, traduction et imitation

11-12 octobre 2018- Lausanne

Colloque pratiques de reformulation_Affiche

 

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programme du colloque sur l’alimentation à l’université de Caen

alimentation-HISTEME-1

JEUDI 11 OCTOBRE | 17H00 – 19H30 | AMPHI DE LA MRSH

• Ouverture de la manifestation scientifique par Typhaine HAZIZA, (Université de Caen Normandie, HisTeMé)

• Alimentation et identité : le regard de l’historien (voire du

médiéviste) par Bruno LAURIOUX (Université François Rabelais de Tours / CESR / Président de l’Institut d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation)

PREMIÈRE SESSION : REGARDS D’HISTORIENS

• Charlemagne, le brie et le roquefort par Alban GAUTIER (Uni- versité de Caen Normandie / CRAHAM)

• Histoire(s) de mets et de mots dans l’Occident islamique médié- val par Marianne BRISVILLE (Université Lumière Lyon 2 / CIHAM)

• Entre classe et genre : l’alimentation des ouvriers parisiens au- tour de 1900 par Martin BRUEGEL (INRA-Centre Maurice Hal- bwachs / CNRS-EHESS-ENS)

DEUXIÈME SESSION : REGARDS DE SOCIOLOGUES

• Se distinguer sans trahir ? La construction des goûts alimentaires et des frontières de race et de classe chez une famille louisianaise par Nicolas LARCHET (Université Le Havre Normandie / IDEES)

• Manger ensemble à l’âge global : comment les altérités se mettent à table par Sylvain PASQUIER (Université de Caen Normandie / CERReV / membre du MAUSS)

• Entrer en relation. Donner à manger aux personnes exilées à Ouistreham par Camille GOURDEAU (Université de Caen Nor- mandie / chercheuse associée au CERReV)

• Cultures alimentaires et identités. Thématisation et controverses par Jean-Pierre POULAIN (Université Toulouse / Taylor’s University de Kuala Lumpur, CERTOP, LIA-CNRS Food, Cultures and Health)

• Alimentation et identité dans l’Antiquité : le regard du cuisinier par Pierre MOUSSAOUI (Cuisinier créateur)

TROISIÈME SESSION : ROME ET SON EMPIRE

• Mangeurs de bouillie ou de fèves : alimentation et identité à Rome par Christophe BADEL (Université de Rennes 2 / CReAAH- LAHM)

• La cuisine romaine jugée par le stoïcien Sénèque par Jérôme LAURENT (Université de Caen Normandie / Identité & Subjectivité)

• Goût d’Empire : voyage dans l’imaginaire gastronomique de l’Em- pire romain par Andrew DALBY (chercheur indépendant)

• Le pain, révélateur de la condition sociale pendant l’empire romain ? par Nicolas MONTEIX (Université de Rouen Normandie / GRHiS)

QUATRIÈME SESSION : DE L’ORIENT AU MONDE GREC

• Un particularisme égyptien : de la hyène dans l’assiette des morts par Dominique FAROUT (École du Louvre / Institut Khéops / cher- cheur associé PLH-CRATA)

• Du héros mésopotamien Enkidu aux « mangeurs de pain » d’Homère et d’Hésiode : les céréales, un critère essentiel pour définir l’identité humaine par Christine DUMAS-REUNGOAT (Université de Caen Normandie / CRAHAM)

• L’effort pour aromate : le brouet noir et l’identité spartiate par Jean-Manuel ROUBINEAU (Université de Rennes 2 / Université libre de Bruxelles / TEMPORA)

• Dis-moi comment tu manges, je te dirai si tu es sage. Postures et paroles du philosophe aux banquets de Platon par Luciana ROMERI (Université de Caen Normandie / CRAHAM)

CONCLUSIONS par Patrice COHEN (Université de Rouen Nor- mandie / DySoLa)

VENDREDI 12 OCTOBRE 2018 | 14H00 – 18H00 MÉMORIAL DE CAEN

SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 | 10H00 – 17H30 MUSÉE DE VIEUX-LA-ROMAINE

SAMEDI 13 À 12H30

BUFFET ROMAIN

Organisé par Pierre Moussaoui, cuisinier créateur.
Réservation obligatoire (15 €) avant le 6 octobre auprès du Musée de Vieux-la-Romaine : 02.31.71.10.20 ou vieuxlaromaine@calvados.fr Nombre de places limitées

Responsables scientifiques : Typhaine HAZIZA, Alban GAUTIER et Luciana ROMERI typhaine.haziza@unicaen.fr

 

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Séminaire international de l’université Paris-Nanterra

UNIVERSITE PARIS-NANTERRE

Master Humanités classiques et humanités numériques Bâtiment L (4e étage)

SEMINAIRE INTERNATIONAL

Programme du premier semestre

Mercredi 3 octobre 2018, 18h-20h, bâtiment Ricœur, salle L 420 :
• Lucia ATHANASSAKI (Crète) : « Sponsoring the arts: Melic Perspectives »

Jeudi 4 octobre 2018, 17h30-19h30, bâtiment Ricœur, salle L 420 : • Ewen BOWIE (Oxford) : « Philicus’ Demeter : not a hymn? »

Jeudi 8 novembre 2018, 17h30-19h30, bâtiment Ricœur, salle L 420 :
• György KARSAI (Budapest et Pécs) : « Tragic and comic elements in the Iliad »

Vendredi 9 novembre 2018, 15h30-17h30, bâtiment Ricœur, salle L 419 :
• György KARSAI (Budapest et Pécs) : “Ulysses and his love affairs: women in the

Odyssey »

Jeudi 29 novembre 2018, 14h-16h, bâtiment Ramnoux, salle E 308 :
• Alessandro SAGGIORO (La Sapienza, Rome) : titre à préciser ultérieurement

Vendredi 30 novembre 2018, 15h30-17h30, bâtiment Ricœur, salle L 419 :
• Alessandro SAGGIORO (La Sapienza, Rome) : titre à préciser ultérieurement

Contact: Nadine Le Meur (nlemeurw@parisnanterre.fr)

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humour mythologique en BD

La bande dessinée 50 nuances de Grecs est publiée depuis 2016 chez Dargaud, avec le dessinateur Jul et le scénariste Charles Pépin. Depuis septembre 2018, elle passe en dessin animé sur Arte le soir à 20 h 50:

https://www.arte.tv/fr/videos/077330-001-A/50-nuances-de-grecs/

Je trouve certains épisodes très drôles et la recommande aux hellénistes. Les jeunes gens pourront s’amuser à relever les erreurs, par exemple l’épisode « Homère, bonjour les dégâts » renvoie à la Théogonie d’Hésiode plus qu’à Homère.

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Vinciane Pirenne-Delforge, chaire Religion, histoire et société dans le monde grec antique au Collège de France

Vinciane Pirenne-Delforge occupe depuis l’automne 2017 la chaire de Religion, histoire et société dans le monde grec antique.

Voir https://www.college-de-france.fr/site/vinciane-pirenne-delforge/index.htm

On peut suivre sa leçon inaugurale (7 décembre 2017) :

https://www.college-de-france.fr/site/vinciane-pirenne-delforge/inaugural-lecture-2017-12-07-18h00.htm

Voir aussi l’article de Julie Clarini dans le Monde du 22 septembre 2018:

 

Vinciane Pirenne-Delforge : sortir des dieux communs

Depuis moins d’un an, l’historienne liégeoise est titulaire de la chaire de religion grecque antique au Collège de France, qui n’était plus occupée depuis 1984 et le départ de Jean-Pierre Vernant. L’helléniste y dépoussière l’Olympe.

LE MONDE | | Par Julie Clarini

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Vinciane Pirenne-Delforge, historienne de la religion grecque antique.

Ce n’est pas son entrée au Collège de France qui la changera. Elle est formelle : jamais on ne la verra sur les plateaux télé commenter le retour du fait religieux dans nos sociétés modernes. Vinciane Pirenne-Delforge, élue l’année dernière, a beau être une historienne des religions, elle a beau être originaire de Liège, ville de Belgique récemment touchée par le terrorisme djihadiste, elle ne s’accorde la légitimité de parler que sur une culture qui n’est plus la nôtre, celle de la Grèce antique. « Tout ce que je peux faire, c’est poser des questions et donner de quoi mettre les données de notre époque à distance. Je peux rappeler, par exemple, que, dans la culture que j’étudie, on se faisait beaucoup la guerre, mais jamais pour des questions religieuses. »

Rappeler aussi que, dans ce contexte, la religion n’a pas toujours impliqué la croyance, si étrange que cela paraisse. Pour définir le rapport des Grecs à leurs dieux, elle parle de confiance. Or la confiance, comme on le sait, est soit récompensée, soit trahie. En cas de déconvenue, qu’à cela ne tienne, un Grec se tournera vers un autre dieu – et cela sans en faire toute une histoire, du moins une apostasie.

Marquer la distance

Avouons que c’est surprenant pour un esprit moderne qui associe spontanément la religion au dogme, aux livres sacrés, à l’exigence jalouse d’un dieu unique. Mais le dépaysement est presque une marque de fabrique pour l’école intellectuelle à laquelle appartient Vinciane Pirenne-Delforge. Dans le droit-fil des grands historiens de la Grèce tels Louis Gernet, Jean-Pierre Vernant ou son compatriote Marcel Detienne, la Liégeoise fait son miel de l’anthropologie qui permet le décentrement et la comparaison avec d’autres cultures.

C’est leur héritage qu’elle reprend et retravaille, en prêtant une attention des plus minutieuses aux sources matérielles et à la chronologie. « Sur la religion grecque, elle est l’un des premiers vrais déplacements dans le monde de la recherche francophone depuis la disparition de Jean-Pierre Vernant, assure Vincent Azoulay, directeur d’études de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Sa qualité de Belge, cette position dedans-dehors, lui a sans doute permis de relire les fondateurs avec le bon recul. » Mais cela toujours en refusant l’idée d’une continuité entre l’Antiquité et nous, toujours pour marquer la distance.

« Je viens d’une famille qui vivait le catholicisme comme un marqueur d’identité sociale. Mais l’adhésion enfantine aux rituels n’a pas résisté au sens critique de l’adolescence. » Vinciane Pirenne-Delforge

Un mélange de fermeté et de chaleur émane de sa personne, qu’on la rencontre ou qu’on l’entende en chaire. De sa leçon inaugurale, prononcée le 7 décembre 2017 (et éditée ensuite : Le Polythéisme grec comme objet d’histoire, Fayard, 64 p., 12 euros), on se souvient de cette affirmation en forme de pique : « La religion grecque est le caillou dans la chaussure de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, continuent de penser le Ve siècle avant notre ère comme l’irréversible point de basculement vers le logos, à savoir l’exercice d’une pensée rationnelle débarrassée du muthos, le mythe. » Malgré son pouvoir de séduction, tout nous prouve qu’il faut résister à cette opposition terme à terme, rappelle l’helléniste. Il n’y a ni rupture ni progrès vers la rationalité, même si un certain ronronnement disciplinaire l’enseigne encore. C’est l’un des charmes, et non des moindres, de la nouvelle professeure que de savoir manier la science comme une arme contre la paresse intellectuelle. Les dieux étaient dans toutes les têtes, mêmes les plus athéniennes, même les plus philosophes. Et ils agissaient dans le monde.

Tout le sel du polythéisme, outre cette réflexivité à laquelle il invite, et même oblige, est de mettre en lumière une prodigieuse créativité humaine, une plasticité, dont on sent que Vinciane Pirenne-Delforge ne se lasse pas. Au contraire, elle donne le sentiment de creuser le mystère de ce panthéon avec une manie et une ardeur inentamées. « Comme tout chercheur, j’ai mes obsessions, confie-t-elle. C’est sans doute une des définitions possibles de notre métier. » On lui envierait presque une telle passion, enracinée depuis l’enfance. A 15 ans, la jeune Belge consacre son premier exposé aux oracles grecs. A la faculté, outre les humanités, elle suit les cours sur la Réforme et travaille sur Luther. La religion, toujours. Mais rien de familial, assure-t-elle : « Je viens d’une famille qui vivait le catholicisme comme un marqueur d’identité sociale. Mais l’adhésion enfantine aux rituels n’a pas résisté au sens critique de l’adolescence. »

Trouver le « bon dieu »

Peut-être se demandait-elle, alors, à quel saint se vouer pour recevoir une grâce qui n’est jamais venue ? En tout cas, depuis des années, la voilà taraudée par une question qui lui a permis de jeter un éclairage neuf sur le panthéon des dieux grecs : pourquoi, à un moment donné, dans une circonstance donnée, un homme ou une femme grecs – ou même une cité – vont-ils s’adresser à telle divinité plutôt qu’à telle autre ? Si vous pensez qu’Aphrodite est la déesse des élans amoureux et qu’Athéna est celle de la sagesse, si vous croyez que ­#metoo mettrait le bazar sur l’Olympe, c’est simple, vous datez. Comme vos dictionnaires. Avec Vinciane Pirenne-Delforge, on sort les dieux des cartons. On dépoussière – ce qu’elle a fait depuis sa thèse sur Aphrodite, soutenue en 1992, et, depuis une dizaine d’années, avec sa collègue Gabriella Pironti.

On ne peut espérer comprendre le langage du polythéisme qu’à la condition d’étudier les multiples interactions qui tissent cette société divine.

Les dieux ne sont plus des entités bien catégorisées, faisant montre d’une mesquinerie bourgeoise (à l’un la mer, à l’autre la foudre), mais constituent au contraire un vaste réseau symbolique – une structure ramifiée plutôt qu’une taxinomie rigide. Vernant avait déjà montré que les dieux n’étaient pas des personnes, mais des puissances. Elle rappelle qu’ils s’insèrent dans un organisme complexe et relationnel. On ne peut espérer comprendre le langage du polythéisme qu’à la condition d’étudier les multiples interactions qui tissent cette société divine.

Pour les humains, cette organisation en réseau exige de ne pas se tromper d’« aiguillage ». Or, comme le relève la chercheuse dans sa leçon inaugurale, ces aiguillages « sont nombreux en contexte polythéiste ». Trouver le « bon dieu » peut devenir une réelle préoccupation. Et Vinciane Pirenne-Delforge de raconter l’histoire de ce couple, Evandros et sa femme, partant pour le sanctuaire de Dodone, en Epire, demander à l’oracle à quel dieu, daimôn (né d’un dieu et d’une nymphe) ou héros s’adresser « pour agir au mieux et avec profit ». Fruste, vraiment, la religion grecque ? Cette histoire minuscule en dit long, au contraire, sur la complexité du monde suprahumain.

Un regard « proche et distancié »

Et sur le mode de travail d’une historienne qui s’évertue à dénouer ce qui ressemble parfois à un lacis de contradictions. Exercice qu’elle fait toujours avec une généreuse détermination : « Je refuse qu’on identifie comme inconséquence ce qui est une limite de notre capacité à comprendre. »

Sans doute est-ce la manifestation de cette considération pour une culture religieuse ancienne, qu’elle prend réellement au sérieux, qui fait dire à son collègue Francis Prost, professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, qu’elle « jette non seulement un regard anthropologique mais aussi empathique sur les Grecs anciens : son livre sur le voyage de l’érudit Pausanias, du IIe siècle après J.-C. [Retour à la source. Pausanias et la religion grecque, Presses universitaires de Liège, 2013], revenant sur les monuments et lieux de culte où s’est nouée l’identité grecque, est remarquable de ce point de vue à la fois proche et distancié. C’est par ailleurs quelqu’un qui sait communiquer son enthousiasme ».

De fait, elle n’envisage son travail qu’à l’intérieur d’une communauté de recherche qu’elle contribue à organiser et à fédérer. Elle a notamment créé, avec André Motte, la revue universitaire de référence sur les polythéismes antiques, Kernos. Elle a traduit, également, l’Eloge du polythéisme (Les Belles Lettres, 2016), de l’Italien Maurizio Bettini, « un livre que j’aurais voulu écrire », dit-elle. En l’élisant au Collège de France, les professeurs ont choisi de renouer avec l’esprit de Jean-Pierre Vernant, qui occupait, au début des années 1980, la chaire d’étude comparée des religions antiques ; ils ont aussi recruté une chercheuse qui est au service du savoir, entièrement. Enthousiaste, disions-nous ? C’est bien la moindre des choses : en grec ancien, le mot désigne celui ou celle qui est inspiré par les dieux.

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Maurice Sartre fait référence à Homère dans « Concordance des temps » sur l’exil et l’asile

59 min

Dans l’Antiquité : l’exil et l’asile

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Une série d’émissions sur Homère dans « les chemins de la philosophie »

Adèle Van Reeth a consacré 4 émissions des Chemins à Homère:

L’Iliade d’Homère – du mythe à la philosophie (1/4) : Le poème des origines
Les Chemins de la philosophie
Le 10/09/2018 avec Pierre Judet de la Combe
L’Iliade d’Homère – du mythe à la philosophie (2/4) : Avant la philo, le chaos
Les Chemins de la philosophie
Le 11/09/2018 avec Heinz Wisman
L’Iliade d’Homère – du mythe à la philosophie (3/4) : Masculin/féminin : les larmes ont-elles un sexe ?
Les Chemins de la philosophie
Le 12/09/2018 avec Hélène Monsacré
L’Iliade d’Homère – du mythe à la philosophie (4/4) : Apprendre à philosopher contre les dieux
Les Chemins de la philosophie
Le 13/09/2018 avec Judith Perez
Les spécialistes pourront relever des imprécisions, voire des erreurs, mais on peut se réjouir de voir l’intérêt de tels sujets pour le grand public, et surtout de voir que l’opposition schématique entre Homère et la philosophie n’ait plus cours.
On peut télécharger les émissions à l’adresse suivante:
https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/liliade-dhomere-du-mythe-a-la-philosophie


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Encore un roman sur l’Odyssée!

En cette rentrée de septembre 2018, les éditions Gallimard publient La grande idée d’Anton Beraber. Un article de l’Obs insiste sur sa relation à l’Odyssée sous le titre « Le fils de Saul »:

Anton Beraber a 30 ans, et son premier roman sort clairement du rang.

Saul Kaloyannis. Un nom scandé comme une incantation. Un nom sur toutes les lèvres, qui enceint dans ses syllabes désaccordées mille mondes et autant de légendes. Héros, déserteur ou chimère? Chacun a sa version, son histoire.

De Saul Kaloyannis, à peine sait-on qu’il prit part, dans les années 1920, à la tentative de reconquête de l’Orient par les Grecs. Ce qu’on appela «la Grande Idée». Lors d’une bataille particulièrement âpre, il sauva une poignée de soldats acculés par l’armée turque, les embarquant à bord d’un bateau. Ce qu’il advint ensuite de Kaloyannis et de ses compagnons, nul ne le sait vraiment.

La vérité va à la vie de cet homme comme le feu au maquis sec: les flammes sont superbes mais ne laissent rien derrière elles.»

Cinquante ans après, un étudiant tente de reconstituer la geste de Saul Kaloyannis, de tisser un à un les témoignages qu’il recueille pour broder ses exploits. Mais dans la Grèce des Colonels, celle des persécutions et de l’histoire officielle, les mythes n’ont pas droit de cité, surtout quand ils exaltent la liberté.

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